Une crise peut en cacher une autre. La filière automobile souffre mille maux et aucun baume, en dépit du succès populaire du Mondial parisien de l’Auto, ne semble en mesure de
les apaiser. Après les déboires de ThyssenKrupp à Vendôme et à Amilly, d’Hutchinson à Montargis ou de Faurecia à Nogentsur- Vernisson, c’est au tour de Montupet à Châteauroux d’accuser des signes de faiblesse. Confronté à d’importantes pertes, l’équipementier a, en effet, décidé de céder son activité de fabrication de jantes alu ; les syndicats, qui ne contestent pas les difficultés, craignent que le marasme de l’automobile s’étende à la seconde activité du site, la fabrication de culasses. Les problèmes de charge et de rentabilité qui touchent l’ensemble de la filière automobile régionale vont aller en s’aggravant et impacter toute la chaîne sous-traitante. L’heure – s’il n’est pas trop tard – est à la mise en oeuvre de politiques accélérées de diversification. Pour essayer de sauver ce qui peut l’être…










