Comment accepter que l’Europe autorise un Etat membre, la Pologne, à verser des subventions à une entreprise, LG Philips, qui vient de fermer des usines dans trois autres
Etats membres ? Et cela de la moins élégante des manières, en laissant quelques millions d’euros d’impayés à ses sous-traitants. Le fait que la Pologne soit aujourd’hui, de loin, le premier bénéficiaire des fonds structurels européens n’arrange rien. En toute logique, le contribuable français ou allemand a l’impression de payer pour que l’on détruise des emplois chez lui et que l’on en crée chez son voisin. Si l’exemple du plombier polonais avait fait rire et moquer son auteur, cette affaire là est beaucoup plus sérieuse. Et fournit à l’auteur en question un argument d’un tout autre métal que le plomb.









