Le plombier arrosé

Comment accepter que l’Europe autorise un Etat membre, la Pologne, à verser des subventions à une entreprise, LG Philips, qui vient de fermer des usines dans trois autres Etats membres ? Et cela de la moins élégante des manières, en laissant quelques millions d’euros d’impayés à ses sous-traitants.  Le fait que la Pologne soit aujourd’hui, de loin, le premier bénéficiaire des fonds structurels européens n’arrange rien. En toute logique, le contribuable français ou allemand a l’impression de payer pour que l’on détruise des emplois chez lui et que l’on en crée chez son voisin. Si l’exemple du plombier polonais avait fait rire et moquer son auteur, cette affaire là est beaucoup plus sérieuse. Et fournit à l’auteur en question un argument d’un tout autre métal que le plomb.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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