Par la voix de l’URCB (Union régionale Centre Bois), qui regroupe 90 % des acteurs régionaux (50 exploitations, environ 1 400 emplois), les scieurs transformateurs
régionaux contestent les nouvelles méthodes de commercialisation de l’Office national des Forêts (ONF). Les professionnels de la filière bois sont mécontents. Jusqu’alors, le bois était vendu par grandes adjudications lors de ventes publiques annuelles. Désormais, les vendeurs de l’ONF passent des contrats d’approvisionnement de gré à gré avec certains acheteurs “à un prix évidemment bien supérieur à celui pratiqué lors des ventes publiques. Nous ne pouvons pas nous aligner bien que nous manquions de matière première” indique l’un des adhérents de l’URCB. Très fréquemment, “ce bois est commercialisé auprès de transformateurs installés dans le sud-est asiatique” poursuit-on à l’URCB. “Puis, pour une bonne part, les produits transformés reviennent sur le marché – notamment en lames de parquet – à des prix défiant toute concurrence. Est-ce à l’ONF d’accompagner la paupérisation de l’ensemble de la filière ?” Du côté de l’ONF, on estime que ce procès “n’a pas lieu d’être”. Les contrats d’approvisionnement “correspondent à l’évolution du marché et à une diversification des modes d’achat”. Les prix supérieurs pratiqués “se justifient par le fait que le bois est vendu après abattage”. Tout en ne niant pas “la pression des transformateurs chinois sur le marché”, l’ONF précise que la filière asiatique est aussi approvisionnée par les adjudications. Enfin, l’Office note que les volumes traités via ces contrats d’approvisionnement ne s’élèvent pour le Centre-Ouest qu’à 30 000 m3 pour un volume total de 1 million de m3.








