Marques

Un village de marques a-t-il de réelles chances de s’implanter en Loir-et-Cher ? Pendant que les édiles de Romorantin et de Mer s’écharpent pour savoir lequel d’entre eux est en droit d’accueillir des boutiques à soldes permanents, les chambres consulaires veillent au grain et on les voit mal rendre un verdict favorable lors du vote en CDEC. Bien évidemment, le commerce textile du département ne peut se satisfaire de l’installation de 20 boutiques à Mer, à fortiori de cinq fois plus à Romorantin. 
 Il y a quelques années, un projet identique avait capoté du côté de Château-Renault. Le président du Conseil général d’Indre-et- Loire de l’époque, pourtant très favorable à un ensemble de moyennes surfaces qui se serait déployé sur ses terres, avait dû renoncer devant la pression des commerçants. Il est improblable que celle-ci se relâchera, même au nom des emplois créés.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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