A voir les mines navrées de certains protagonistes du débat sur la réforme de la retraite, l’idée que l’allongement de la durée de la vie est à l’origine du déplacement des bornes d’âges – solution proposée sans relâche par le gouvernement – semble relever d’une catastrophe nationale. Oui, nous vivrons plus vieux !
Non, il n’est pas possible de laisser en l’état le système par répartition sans condamner les jeunes générations à vivre de pensions étiques à l’automne de leurs vies.
Certes, la prise en compte de la pénibilité et de l’engagement précoce dans la vie active doit être améliorée. Mais le recours à l’impôt ou l’instauration de nouvelles taxes sur le capital ne semblent pas des solutions appropriées. Comme le soulignait récemment le directeur du Nouvel Observateur – qui n’est pas précisément un soutien du pouvoir en place ! – la situation globale des finances publiques devrait malheureusement donner à la gauche, si elle revenait au pouvoir, de multiples autres occasions d’exercer son indéniable ingéniosité en matière fiscale.











