Bien difficile de se livrer au jeu des pronostics en ce début d’été à la température automnale. Alors que la crise des finances publiques gagne du terrain et que les banques testent fébrilement leur solidité, les instituts de conjoncture rivalisent d’optimisme
: dans la foulée d’un premier semestre qui, il est vrai, a marqué une nette amélioration de l’activité dans la plupart des secteurs, ils voient un horizon dégagé pour les dix-huit mois à venir.
Pourtant, les chefs d’entreprises que nous avons interrogés avouent une grande perplexité, nourrie par la visibilité réduite qu’offre leur carnet de commandes. Mais ils redoutent surtout une grave crise financière mondiale. Personne ne se berce d’illusions sur l’issue du feuilleton grec et les nouvelles en provenance d’Italie, et des Etats-Unis même, ajoutent à l’inquiétude. Dans ce contexte, l’optimisme des instituts semble plutôt relever de la méthode Coué.











