Après l’avertissement lancé à l’envahisseur Mitral, sus aux bersaglieri d’Enel. Un bien tendre adversaire qui déclare la guerre avant d’avoir mobilisé ses troupes !
Ce nouvel avatar du patriotisme économique prouve, décidément, que l’édifice européen n’est guère solide lorsque les intérêts nationaux sont en jeu. Cela étant, le mariage entre Suez et GDF a du sens. Avec deux poids lourds (dont EDF), dans lesquels l’Etat gardera une participation ou négociera la constitution d’un noyau dur d’actionnaires, la France est certaine de conserver son indépendance énergétique. Les Américains ont su également fermer les portes lorsque les Chinois ont voulu mettre la main sur un de leurs pétroliers. Il faudra s’y habituer : l’ouverture des marchés s’étudiera au cas par cas.









