N’en déplaise aux grincheux ou aux tenants inlassables de la thématique du déclin français, la France, grâce à une fin d’année effectuée sur les chapeaux de roue, a enregistré en 2004 une croissance de 2,3 %.
Si l’on tient compte des jours ouvrables supplémentaires, le taux atteint même les 2,5 %, ce qui classe notre pays parmi les meilleurs de la zone euro, loin devant l’Allemagne et l’Italie. Certes, les bons esprits feront remarquer que la performance s’est accompagnée d’une dégradation historique de la balance commerciale qui enregistre son plus mauvais score depuis 1992. On entend déjà les contempteurs zélés de la mondialisation accablant cette dernière de tous nos maux. Erreur d’appréciation : c’est bien plutôt la discrétion de la présence française dans les zones les plus dynamiques de la planète, ouverte désormais à tous les vents, qui explique cette piètre performance. Dans le même temps, la consommation vigoureuse des ménages a dopé les importations. Davantage la faute à Voltaire qu’à Confucius…
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