Place au CDE

Le CPE est donc enterré. Une bonne partie de la France de droite et celle de gauche se rassemblent dans un même soulagement. Pas tout à fait pour les mêmes raisons, mais cela n’a guère d’importance. Personne ne se fait d’illusion sur le dispositif Borloo, inventé en trois jours pour remplacer l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances, mais la France respire : les trains vont pouvoir rouler, les rues se libérer et la police se consacrer à l’alignement des véhicules en stationnement. Tout rentre dans l’ordre. Nous retiendrons de la crise du CPE que, primo, il ne faut pas grand chose pour déstabiliser la 4e (ou 5e, voire, au rythme où ça va, 6e ou 7e) puissance mondiale. Et que, secundo, il serait bien venu de signer rétroactivement un CDE (contrat dernière embauche) aux deux personnages les plus en vue de cette histoire.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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