Le marché n’accepte pas un nombre illimité d’entrepreneurs : c’est la leçon qu’il faut tirer de l’étude d’Altarès sur les défaillances d’entreprises, en forte hausse depuis quelques années en région Centre,
comme sur l’ensemble du territoire. Les défaillances d’entreprises ont atteint un niveau record en 2007, selon l’étude d’Altarès que nous commentions dans notre dernière édition (cf. LV n°469) : en région Centre, elles sont en hausse de 9,7 % (+ 5 % pour l’ensemble de la France), avec 1 700 ouvertures de redressement ou de liquidation judiciaires et 13 procédures de sauvegarde. Les entreprises les plus jeunes sont les plus vulnérables, remarque le fournisseur d’informations financières né du rapprochement de Dun & Bradstreet et de BIL, avec une hausse de 20 % des défaillances d’entreprises de moins de cinq ans entre 2006 et 2007 (+ 41 % depuis l’an 2000), un phénomène à rapprocher du dynamisme des créations observé depuis le début de la décennie. Le bâtiment est le secteur le plus touché, puisqu’il représente à lui seul plus du quart des procédures régionales. La dégradation s’est accélérée en 2007 pour atteindre 451 défaillances (+ 29 %). Dans le commerce, la hausse s’est concentrée sur la vente au détail (+ 19 %) et, dans les services, les caféshôtels- restaurant (CHR) dérapent avec une progression des procédures engagées de 22 %. Sur le plan départemental, l’Eure-et-Loir a enregistré une baisse du nombre de procédures de plus de 9 % en 2007, après une hausse à peu près équivalente l’année précédente. La hausse la plus forte a été relevée en Indre-et-Loire (+ 19,8 %), qui revient ainsi également à son niveau de 2005 après une décrue spectaculaire des ouvertures de procédure en 2006. Depuis 2000, le Loir-et-Cher a connu une augmentation régulière du nombre de ses défaillances (+ 15,9 % en 2007, mais + 80 % depuis 2000), tendance partagée, quoique dans une moindre mesure, par le Loiret (+ 10 % en 2007 et + 36 % depuis 2000).










