Quelle vérité ?

Les délocalisations sont-elles vouées à vider la France de ses industries manufacturières ? Des avis contradictoires s’affrontent sur le sujet mais force est de constater que les événements ne plaident pas en faveur de la négative. A Vendôme, Nacam, en butte aux syndicats sur la question de l’allongement du temps de travail, agite l’épouvantail d’un départ vers des pays low-cost.
A Orléans, Federal Mogul ne raisonne pas autrement pour justifier son désengagement. Pourtant, certaines voix s’évertuent à crier que la délocalisation n’est pas une fatalité, les uns pointant la méthode utilisée par des entreprises innovantes pour se développer, les autres attribuant à l’externalisation des tâches le prétendu déclin de l’industrie. Nous reviendrons plus complètement sur ce sujet dans notre prochaine édition.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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