Si certains signaux de reprise commencent à s’allumer, les vagues de licenciements et les annonces de fermetures d’usines se poursuivent à un rythme soutenu.
On a l’impression que les centres de décision des grands groupes pratiquent la technique marine du déballastage, à l’instar de ces capitaines indélicats qui vident leur cuves en pleine mer plutôt que de procéder, une fois arrivés au port, à une coûteuse vidange. Il est, bien entendu, moins préjudiciable de licencier en pleine crise qu’une fois la prospérité retrouvée. Si les conflits se durcissent, requérant parfois une ordonnance du tribunal pour débloquer les sites de production, comme chez SKF à St-Cyr-sur-Loire, la France n’est pas la Chine, fort heureusement. Là bas, le directeur d’une entreprise a été roué de coups jusqu’à ce que mort s’en suive par les salariés auxquels il venait de signifier le rachat de leur usine. Les ouvriers reprochaient à leur directeur de toucher un salaire 15 000 fois supérieur au leur.
Ajouter un Commentaire