La très sérieuse fondation Edison, réunion d’éminents économistes transalpins, relevait récemment que dans la mécanique, le meuble ou même le textile, on constate que certaines productions reviennent au pays.
Le président de la fédération du textile confirme que plusieurs groupes se recentrent sur le Made in Italy. « J’ai l’impression qu’on assiste à une fin de cycle dans les délocalisations sauvages. La ruée vers la Chine marque le pas ». En 2006, pour la première fois depuis longtemps, le nombre de salariés du textile (521 000 postes) a cessé de reculer chez nos voisins. Il n’y aurait donc pas de fatalité et un label national aurait autant, voire plus de force que les différentiels de coûts de production. L’économie est coutumière de ces renversements de tendance. Les contempteurs de la mondialisation y trouveront peut-être matière à réflexion.










