Relocalisation

La très sérieuse fondation Edison, réunion d’éminents économistes transalpins, relevait récemment que dans la mécanique, le meuble ou même le textile, on constate que certaines productions reviennent au pays. 
 Le président de la fédération du textile confirme que plusieurs groupes se recentrent sur le Made in Italy. « J’ai l’impression qu’on assiste à une fin de cycle dans les délocalisations sauvages. La ruée vers la Chine marque le pas ». En 2006, pour la première fois depuis longtemps, le nombre de salariés du textile (521 000 postes) a cessé de reculer chez nos voisins. Il n’y aurait donc pas de fatalité et un label national aurait autant, voire plus de force que les différentiels de coûts de production. L’économie est coutumière de ces renversements de tendance. Les contempteurs de la mondialisation y trouveront peut-être matière à réflexion.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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