Faut-il clouer au pilori la filière nucléaire française, si présente en région Centre, au nom de la catastrophe en cours au Japon ?
Les antinucléaires, prompts à instrumentaliser toutes les peurs, phagocytaient ce week-end les plateaux de télévision pour prophétiser la catastrophe à venir. Pour autant, l’ébullition médiatico-politique ne doit pas s’affranchir d’un minimum de retenue. Sans être exempte de risques – mais qui prétend le contraire ? –, la filière électronucléaire a permis à la France de garantir son indépendance énergétique et de minimiser nos émissions de CO2. Un point important à l’heure où la Commission européenne souhaite relever le seuil de réduction des gaz à effet de serre (GES) de 20 à 25 %, voire 30 % d’ici à 2020.
Pour nécessaires qu’elles soient, les autres énergies renouvelables, le solaire et l’éolien, ne sauraient seules parvenir à réduire les effets de la crise climatique et énergétique qui menace la planète. Le drame de Fukushima ne sonne pas le glas à Avoine ou à Belleville-sur-Loire.











