La crise aura-t-elle “assagi” les banques ? Les responsables interrogés dans le magazine de La Lettre Valloire daté de septembre, et dont nous relayons l’avis dans l'article d'ouverture de la lettre bimensuelle n°506, répondent clairement par l’affirmative.
Mais cette prudence retrouvée dans l’analyse des risques et le respect de ratios d’engagement raisonnables ne risque-t-elle pas d’entraîner un effet de credit crunch et une trop grande timidité au moment d’accorder des prêts ?
La main sur le cœur, nos professionnels jurent bien évidemment le contraire, mais les entreprises et leurs représentants doutent de leur bonne foi. Il a fallu que René Ricol, le médiateur du crédit nommé par le gouvernement, vole à leur secours lundi dernier dans Les Echos, suite aux attaques conjuguées de Laurence Parisot et de Bercy. Il est utile de rappeler cette antienne des financiers : “Il y a toujours de l’argent pour les bons projets”.










