La classe politique française a fait le choix de médiatiser à outrance l’évolution du stock des demandeurs d’emploi en ignorant superbement celle des effectifs salariés.
Pourtant, la France a embauché 74 300 salariés (données CVS) de plus qu’elle n’en a licenciés en 2004, en dépit d’une croissance économique que l’on nous décrit comme “pauvre en emplois”. Si le ministère de l’Emploi, sur la foi de données Insee, contredit ces données de l’Unedic et ne trouve “que” 17 200 postes supplémentaires, on conviendra que ces chiffres sont plus rassurants que ceux du chômage. Pourquoi choisir de faire peur au lieu de rassurer ? Certes, l’industrie perd des postes en France (- 81 100 salariés en 2004), mais le secteur tertiaire en gagne (+ 136 600 postes en 2004) et de nouveaux gisements d’emploi apparaissent, avec la montée de l’intérim et du secteur de la santé et de l’action sociale.









