Trafic

Que les pouvoirs publics se préoccupent de la saturation du trafic de l’A10, véritable poumon économique du Val de Loire, quoi de plus légitime ! Les propositions, qui envisagent toutes la création de nouveaux axes autoroutiers (cf. notre Une), ont de quoi laisser le citoyen dubitatif. C’est bien, en effet, le défilé ininterrompu des camions transitant entre l’Espagne et l’Europe du Nord qui provoque l’embolie routière et ses nuisances associées. Ne serait-il pas opportun de relancer l’alternative du ferroutage ? Etait-il vraiment impensable d’organiser une desserte ferroviaire spécifique réglant les différents obstacles techniques et financiers ? Nos élus régionaux, qui ne jurent plus que par le développement durable sur les estrades, ont sans doute manqué l’occasion d’accorder leurs actes et leurs discours.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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