L’ouverture de cette édition consacrée à l’épineuse question du financement des collectivités locales renvoie naturellement à la perte du triple A de l’Etat français. Une perte qui avait d’ailleurs été largement anticipée par les marchés financiers mais dont l’onde de choc politique ne risque pas de s’éteindre de sitôt.
Dans le concert d’indignations qui cloue au pilori les agences de notation, et notamment Standard and Poor’s, la droite et la gauche font jeu égal. Sans sous-estimer le caractère politique de ces évaluations, tout en reconnaissant que le timing de cette annonce est sans doute inapproprié, force est de constater que les agences n’inventent pas de toutes pièces la situation financière dans laquelle s’est fourvoyé notre pays. Feindre l’indignation contre les « diktats » anglo-saxons n’affranchira pas le prochain président de la République de l’obligation de purger la situation…









