Qui est le trompeur et qui est le trompé dans « l’affaire » Société Générale ? Au-delà des turpitudes d’un trader mégalomane ou malhonnête (ou les deux à la fois...), le cas de
la Société Générale, sur fond de grosse déprime boursière, sert une fois de plus les intérêts des inlassables détracteurs des marchés financiers. Mais pourquoi ne dénoncent-ils pas les mêmes outrances lorsque la Bourse flambe (entre le printemps 2003 et le printemps 2007, le CAC 40 a gagné près de 40 % en moyenne annuelle) ? Ils omettent de rappeler ce qu’ont rapporté au budget de l’Etat les 27 % d’imposition sur les plus-values (29 % depuis cette année) et celle sur les dividendes ? A chaque crise, la France oublie qu’on ne gagne de l’argent en Bourse qu’en acceptant d’en perdre. Attendons la prochaine vague montante en pensant au vieux dicton boursier : « Il faut vendre au son du clairon et acheter au son du canon ».










