Proposer, comme vient de le faire Dominique de Villepin, un énième crédit d’impôt recherche à des équipementiers et sous-traitants automobiles qui ont le dos au mur
ne répondra d’aucune manière aux problèmes de la filière, largement ressentis en région Centre. Pourquoi ne pas avoir ressorti des placards l’idée de l’un de ses prédécesseurs en créant une prime à la casse de 1 500 € pour les véhicules les plus anciens ? En 1994, la « balladurette » avait fait grimper les immatriculations de véhicules neufs de 300 000 unités. La relance du marché avait largement profité aux constructeurs français qui restent en tête des ventes de véhicules d’entrée de gamme. Le coût serait de 450 M€ pour l’Etat, à peine plus que les 400 M€ du plan Villepin. De surcroît, une prime à la casse permettrait d’éliminer les véhicules vieillissants et donc polluants, ce qu’avait d’ailleurs envisagé en 2004 le maire de Bourges Serge Lepeltier, alors ministre de l’Ecologie.








