CEPL pourrait créer une plate-forme logistique en région parisienne

Ce n’est encore qu’une éventualité soumise à l’avis des représentants du personnel et à la signature effective d’un contrat d’externalisation, mais il semble que le groupe CEPL (environ 1 000 salariés, 86 M€ de CA en 2005), spécialisé dans la préparation de commandes multi-références, pourrait prendre en charge la logistique du groupe de distribution de parfums Marionnaud (715 M€ de CA). Ce dernier, racheté l’an passé par le groupe AS Watson, propriété de l’homme d’affaires chinois Li Kashing, a en effet décidé de fermer les 25 plates-formes de distribution de l’enseigne en supprimant au passage 250 postes. Si le deal aboutit, CEPL dont le siège social se trouve à Béville-le-Comte (28) récupérerait 200 salariés et exploiterait deux plates-formes dédiées : une première déjà existante basée en région lyonnaise et une seconde à construire en Ile-de-France. CEPL qui exploite trois unités logistiques en région Centre, à Béville-le- Comte (150 salariés), Gellainville (une vingtaine de salariés) et à Châteauroux – l’ex-unité logistique d’André, 140 salariés –, connaît un développement soutenu, puisque selon Thierry Ortmans, son pdg, le groupe “devrait, hors Marionnaud, compter d’ici à la fin de l’année 2006 environ 350 salariés de plus”. Cette montée en puissance ne concernera pas les sites de la région Centre. CEPL vient d’intégrer dans son périmètre une unité logistique de CWS (vêtements pour enfants) aux Herbiers (85) ; elle emploie une centaine de salariés. Rappelons que CEPL gère la logistique mondiale de Guerlain, Givenchy, Lancaster et la logistique européenne du groupe Elisabeth Arden.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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