Mécachrome souffle le froid et le chaud

Changement radical de tendance ! Après avoir fait part de son intention, il y a quelques semaines (cf. LV n°475), d’étendre de 4 500 m2 son usine... d’Aubigny-sur-Nère (18), la direction du groupe de mécanique de précision Mécachrome a jeté un froid en annonçant qu’elle envisageait de supprimer 130 postes sur ce site qui emploie 700 collaborateurs. Ces mesures s’expliqueraient, selon la direction, par “l’impact défavorable de la parité euro/dollar, la hausse du prix des matières premières, ainsi que la baisse de l’activité Formule 1”. La fabrication de moteurs pour quelques écuries de Formule 1 constitue, en effet, l’une des spécialités de l’usine d’Aubigny-sur-Nère. Une telle annonce surprise, si elle ne remet pas en cause sur le fond le projet d’agrandissement, a toutefois douché l’enthousiasme des collectivités. Yves Fromion, le député-maire UMP d’Aubigny- sur-Nère, a immédiatement expliqué qu’il n’entendait pas, dans ces conditions, s’engager dans la maîtrise d’ouvrage d’un projet immobilier dont les modalités faisaient d’ailleurs l’objet d’âpres négociations (cf. LV n°475). L’annonce a aussi semé le doute chez les salariés d’autres unités du groupe, comme Silmeca à Amboise, où le personnel, inquiet, a organisé plusieurs débrayages. Suite à ds premières discussions, le nombre de suppressions de postes pourrait être ramené à 105.
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Mis à jour ( Mardi, 24 Février 2009 15:36 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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