Après TIB en 2004, Philippe Sandrin reprend Emaumetal, à Aubigny

Moins de dix-huit mois après la reprise de la Tôlerie Industrielle de Brezolles (TIB) dans la commune éponyme d’Eure-et-Loir, Philippe Sandrin, ancien directeur industriel d’Alser, à Romorantin et à Sermaises-du-Loiret, vient tout juste de reprendre le fonds de commerce d’Emaumetal, à Aubigny-sur- Nère, dans le Cher. Le cocasse est que le cédant, Philippe Dornberger, tenait cette société des propres parents de Philippe Sandrin, qui lui avaient euxmêmes vendue il y a une quinzaine d’années.
Entre-temps, c’est-à-dire en mars, Philippe Sandrin – qui ne tient surtout pas à passer pour un raider, toutes ses acquisitions s’étant faites “grâce à des opportunités” - a repris le département aménagement (12 personnes et 1,5 M€ de CA) de la société Ambulances Paris Est, un constructeur de véhicules sanitaires de Coubron (93), par le biais d’un crédit- vendeur. De 32 salariés en janvier 2004, TIB (carrosserie industrielle pour véhicules sanitaires et de secours, véhicules spécifiques pour les loueurs et les services de l’Etat) est passée à 48 personnes ; quant au CA, il a progressé de près de 50 % en un an (de 4,4 M€ en 2003 à 6,5 M€ en 2004) ; il devrait s’afficher à 8 M€ en 2005 et atteindre 12 M€ en 2006, objectif qui nécessitera “l’embauche d’une dizaine de personnes, soit à Brezolles, soit à Coubron”. Emaumetal, désormais dirigée par Pierre Sandrin, le fils de Philippe, emploie 14 personnes et réalise 1,5M€ de CA ; la société est spécialisée dans l’agencement des concessions automobiles et devrait pénétrer de nouveaux marchés à la suite de TIB.
 
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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