Apri-Vauban gardera-t-il à la fois Olivet et Blois ?

Les grandes manoeuvres se poursuivent sur le marché de la protection sociale. Les groupes de retraite et de prévoyance Ionis, Vauban-Humanis et Apri viennent... d’annoncer le lancement d’un processus de “rapprochement”. Selon la direction, le projet, qui se traduira probablement par la création d’un GIE et la mutualisation de différents services, ne devrait toutefois pas aboutir “avant 2011 ou 2012”. D’ores et déjà, Apri et le groupe de protection sociale Ionis sont engagés dans un processus de fusion qui doit se terminer au 1er janvier 2009. Vauban-Humanis (environ 1 600 salariés, près de 3 Mds€ de cotisations encaissées) est lui-même né ces dernières années de la fusion du nordiste Vauban et d’Humanis, installé en région parisienne et à Olivet, en banlieue orléanaise, où il exploite un site de 450 collaborateurs et une plateforme téléphonique. Les représentants du personnel, “tout en se félicitant de cette fusion susceptible de donner naissance à un groupe puissant et stable”, s’interrogent néanmoins sur son éventuel impact et sur l’avenir des unités présentes en région Centre. Le groupe Apri exploite en effet une importante plate-forme à Blois, forte d’environ 600 salariés et appelée à un développement important avec sa nouvelle unité de Blois Nord (cf. LV n°438). “La question du maintien des sites blésois et orléanais, distants d’une soixantaine de kilomètres, risque à terme d’être posée” s’inquiète un représentant du personnel.
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Mis à jour ( Mardi, 24 Février 2009 15:47 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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