L’agriculture régionale peine à recruter

Contrairement à une idée reçue, les exploitants agricoles, tous métiers confondus, peinent à recruter des salariés qualifiés. Selon une étude publiée... récemment par l’Association régionale emploi formation en agriculture (AREFA Centre), les exploitations de la région Centre ont à l’instant T “besoin d’au moins 1 800 salariés de plus”. Sur les dix prochaines années, ce serait près de 18 000 collaborateurs qualifiés qui pourraient être recrutés. Mais, compte tenu du nombre insuffisant d’élèves se trouvant aujourd’hui engagés dans des formations ad hoc (Bac et BTS agricole), “les agriculteurs, qui pâtissent de la mauvaise image attachée aux métiers agricoles, redoutent de devoir affronter une importante pénurie de leurs ressources humaines” explique Nicolas Sterling, l’un des responsables de l’AREFA Centre et exploitant de la “Ferme de Meslay” à Parcay-Meslay. Selon les rapporteurs de cette étude, le phénomène est amplifié par l’importance du non-remplacement des chefs d’exploitation et, phénomène corollaire, par l’accroissement de la taille moyenne des exploitations qui requièrent davantage de collaborateurs salariés. Cette taille moyenne est d’ailleurs plus importante en région Centre que dans les autres régions françaises de production agricole (79 ha pour la région Centre contre 47 ha pour la moyenne française). Une telle pénurie annoncée risque sans doute plus d’être plus prononcée pour les cultures spécialisées et l’élevage que pour les grandes cultures. Les métiers liés aux espaces verts devraient, compte tenu des efforts en formation effectués en région Centre, être épargnés par ces phénomènes. L’AREFA Centre, qui regrette que nombre de formations agricoles proposent explicitement une orientation vers les métiers de la grande distribution et de l’environnement, a décidé de lancer toute une série d’opération de séduction auprès des jeunes. Toutefois, il faudra sans doute que les professionnels, “à l’instar de ce qui a été mis en oeuvre par les opérateurs du BTP”, améliorent l’image de la profession auprès d’un public qui juge souvent la filière à l’aune de son salaire (smic + 10 % en moyenne) et de ses conditions de travail.
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Mis à jour ( Mardi, 24 Février 2009 15:38 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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