POCL : vers un cinquième scénario ?

Le projet de doublement de l’actuelle ligne à grande vitesse Paris-Lyon via Orléans et Clermont-Ferrand, plus connu sous l’acronyme POCL, vient d’achever la phase de débat public par l’organisation de deux réunions qui se sont tenues à Clermont-Ferrand et à Orléans, les 24 et 25 janvier derniers.
Contactée à chaud, la direction projet de RFF nous indique que « d’une façon générale, ce projet d’infrastructure, qui représentera une dépense comprise entre 12 et 14 Md€, semble être assez largement soutenu ». Les débats ont également fait ressortir quelques lignes de force sur la question des quatre tracés (ouest, ouest sud, médian et est). « Il est ainsi aujourd’hui assez évident que le tracé est (Paris-Nevers-Moulins-Lyon) est sorti des écrans radar », indique-t-on chez RFF. Pour autant, aucun des trois autres tracés « ne s’est réellement imposé et l’on pourrait s’orienter vers un cinquième scénario qui reprendrait ou compléterait des éléments communs à ces faisceaux. »
La douzaine d’études supplémentaires – un record ! – qui ont été réalisées pendant la période de débat ont permis de fournir des variables optionnelles de tracé et de desserte plus fines, « qui représentent une charge financière, selon les modules retenus variant entre 70 et 200 M€ ».  Autre point acquis, la desserte de Lyon s’effectuera plus volontiers par Roanne que via Mâcon.
La Commission du Débat public devrait livrer, d’ici à la fin mars, le compte rendu final des échanges qui viennent d’avoir lieu. Dès lors, la direction projet de RFF aura trois mois pour décider de l’opportunité de la mise en œuvre du POCL.
Sans préjuger du résultat de cette réflexion… et nonobstant l’éventualité d’une inflexion politique radicale, il semble que la faisabilité du projet soit « d’ores et déjà acquise », nous indique une source interne à RFF.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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