En septembre, la commission permanente du Conseil régional du Centre votera le début des travaux de rénovation de la ligne de chemin de fer Le Blanc-Argent, acceptant ainsi de boucler le financement de ce chantier qui, selon l’estimation de RFF, coûtera 13,6 M€. Outre les 4 M€ qu’elle a déjà votés en mars 2008
, la Région prendra donc à son compte les quelque 5 M€ supplémentaires (RFF ayant débloqué 4,5 M€ et la Ville de Romorantin et sa communauté de communes 0,25 M€), sauf – circonstance très improbable – si elle arrive à convaincre très rapidement les conseils généraux de l’Indre et de Loir-et-Cher de verser leur quote-part. Les présidents des deux collectivités – l’UMP Louis Pinton et le Nouveau Centre Maurice Leroy – ont jusqu’alors refusé de financer la remise en état d’une ligne qui traverse pourtant leurs départements, au motif que le transport ferroviaire régional était exclusivement de la compétence de… la Région.
Le président socialiste de celle-ci, François Bonneau, et son vice-président communiste aux transports Jean-Michel Bodin renvoient les Départements « à leurs responsabilités » en matière d’aménagement du territoire, rappelant qu’en cas de défaillance du fer, la loi obligerait les deux conseils généraux à lui substituer une desserte par la route.
Les travaux commenceront en fin d’année pour que le tronçon entre Salbris (41) et Valençay (36) soit achevé à la fin du mois de juin 2012. A la rentrée suivante, les rames exploitées par Keolis, une filiale de la SNCF, pourront à nouveau rouler à 70 km/h, au lieu de seulement 40 km/h aujourd’hui, pour le grand bonheur des 380 000 usagers annuels, dont une bonne part de lycéens. La rénovation du dernier tronçon, entre Valençay et Luçay-le-Mâle (36), devra attendre encore un peu.














