La Banque Tarneaud garde le cap malgré la crise

La Banque Tarneaud a, « en dépit d’un environnement économique et financier très dégradé », réussi un exercice 2009 « satisfaisant », a indiqué Jean-Louis Tarneaud, le président de la banque éponyme. Celui-ci présentait récemment ses résultats lors d’un conseil d’administration qui s’est tenu à Tours, « marquant ainsi l’importance de la Touraine dans notre stratégie de développement ».
Sur l’exercice, le produit net bancaire (PNB) progresse ainsi de 11,6 % à 116,8 M€. La banque limougeaude, qui emploie 600 salariés (71 agences), a enregistré une progression de 4,9% de l’encours global des crédits et une augmentation de 13 % des crédits moyen et long terme sur « un marché qui s’est pourtant signalé par son orientation baissière ». Sur la période, le coût du risque – c'est-à-dire les pertes sèches assumées par la banque suite aux défaillances des entreprises clientes – s’élève à 18,6 M€ contre 8,5 M€ en 2008, soit 0,80 % des encours de crédit : « L’augmentation de ce coût du risque marque le passage de la crise dans nos comptes » souligne Jean-Louis Tarneaud. Pour autant, le résultat net de l’exercice s’élève à 30,5 M€, dont 9 M€ de résultats exceptionnels, contre 21,9 M€ en 2008. En 2010, la Banque Tarneaud va continuer à investir dans l’extension de son réseau, ce qui va se traduire par l’ouverture prochaine d’une agence à Blois (41). La Banque Tarneaud ex-ploite quatre agences à Tours (37) et une à Châteauroux (36).
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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