De quoi y perdre son latin ! Après le réseau propriétaire à haut débit lancé par la Région – qui dessert au premier chef les administrations et les établissements d’enseignement –, les différentes délégations de service public de réseaux initiés par les Départements au profit d’opérateurs (France Telecom pour l’Eure-et-Loir, l’Indre-et-Loire, l’Indre, le Loir-et-Cher et le Cher, Louis Dreyfus/LD Collectivités pour le Loiret), voici venu le temps du…
très haut débit. France Telecom, qui souhaite faire taire les critiques sur le calendrier de déploiement des réseaux Internet, présentait en effet tout récemment à Tours la déclinaison régionale de son plan très haut débit. Celui-ci vise à desservir les entreprises en installant au coeur même des zones industrielles des relais (shelters) permettant “des débits pouvant aller jusqu’à 100 Mbits, voire jusqu’au Gigabit Ethernet”, indique Christophe Hervé, directeur du département stratégie et développement des réseaux chez l’opérateur historique. Ces accès seront, en fonction des offres commerciales, déployés en ADSL ou en fibre optique pour les besoins en bande passante les plus importants. Ils devraient évidemment être moins coûteux que les fameuses liaisons spécialisées (LS) vers lesquelles doivent se rabattre encore nombre d’entreprises. D’ici à la fin 2006/2007, 64 zones d’activité régionales seront équipées de ces points d’accès, dont 36 en 2005 et 28 en 2006/2007. Reste que la mise en place de ces relais par l’opérateur historique ne doit pas, en principe, l’autoriser à geler le marché à son profit. France Telecom a pour obligation de faire jouer le fameux délai de prévenance (6 et 12 mois) qui le contraint à prévenir les opérateurs alternatifs du déploiement de ces points d’accès qu’ils sont en droit d’exploiter. Et lui interdit de les utiliser commercialement avant d’avoir reçu réponse de ses concurrents. Last but not least, la direction de France Telecom a annoncé dans la foulée que Tours et Orléans faisaient partie des grandes agglomérations retenues pour l’accès au… Gigabit/s. Il ne reste plus à souhaiter que l’utilisateur, qu’il soit particulier ou professionnel, parvienne à se retrouver dans le maquis tarifaire et technique qui caractérise aujourd’hui le marché du haut débit.














