Epinglé en 2008 pour ses errements stratégiques dans un audit commandé par l’Etat, le pôle de compétitivité S2E2 (Sciences et systèmes de l’énergie électrique), remis en selle à l’issue d’un CIADT en avril 2010, devait voir l’un de ses projets phares retenu par l’Ademe d’ici à la fin septembre.
Le programme EcoLink, qui vise à promouvoir un réseau électrique intelligent (smart grid) permettant d’optimiser et d’équilibrer la consommation d’énergie dans l’habitat résidentiel et le tertiaire, deviendra la vitrine du pôle qui enregistre aujourd’hui 52 programmes labellisés (162 M€ d’investissement privé-public programmés). EcoLink s’étalera sur cinq ans et devrait être doté d’une enveloppe spécifique de 20 M€.
EDF – et ses filiales Edelia et NetSeenergy – a été désigné chef de file d’un projet qui rassemble également le groupe Legrand, la société orléanaise Wirecom, Atlantic Thermor, le breton Delta Dore ainsi que Daikin.
Des partenaires académiques, comme HEC Paris, l’Ecole des Mines, la cellule d’études sociologiques de l’université de Tours, un laboratoire tourangeau du CNRS spécialisé dans les questions environnementales, l’université technologique de Troyes et le Laboratoire des Applications Numériques (LAN) du tourangeau HF Company, se sont également ralliés à EcoLink. Ces intervenants vont profiter de l’expérimentation (Linky) menée par ERDF qui vise à installer en Touraine 90 000 compteurs électriques «intelligents ». « L’enjeu est de mettre au point un système permettant de faire communiquer les centres de production d’électricité avec les équipements électriques (chauffage, climatisation, lumières, appareils élec- troniques) installés chez le particulier ou dans les bureaux ; le but étant de mieux réguler la consommation et donc la production d’électricité, notamment aux périodes de pointe», explique un porte-parole de S2E2.














