Alors que le processus de fusion des deux Caisses d’Epargne régionales est lancé, le Crédit Mutuel du Centre se dote d’un nouveau directeur général qui pourrait être
celui de l’accélération du rapprochement avec deux caisses fédérales voisines. Le 1er janvier, Jean-Pierre Babel sera le nouveau directeur général du Crédit Mutuel du Centre ; il succèdera à Roland Truche qui a fait valoir ses droits à la retraite. Le nouvel arrivant quitte la direction du développement de la confédération nationale du Crédit Mutuel pour prendre en main une caisse fédérale dont on sait que l’avenir passe par un rapprochement avec ses voisines.
Il n’est, en effet, un secret pour personne, au sein de la banque mutualiste, que les caisses d’Orléans (Centre), de Laval (Maine-Anjou Basse-Normandie) et de Caen (Normandie) sont destinées, tôt ou tard, à ne plus former qu’une seule caisse fédérale. Ce regroupement, qui maintiendra probablement trois fédérations pour ménager la susceptibilité des administrateurs, se fera plutôt au profit de l’une des deux premières caisses, celle de Caen étant la plus récente et la plus petite du trio. Chez nos interlocuteurs du Crédit Mutuel, on tient le pari que Jean-Pierre Babel sera, à terme, le directeur général d’une caisse unique s’étendant sur une quinzaine de départements du Centre-Ouest entre Paris et la Bretagne.
Orléans en concurrence avec Laval ?
Le nouveau directeur général du Crédit Mutuel du Centre est, en effet, plutôt “en cour” auprès des instances nationales et on le présente comme “un homme” de Michel Lucas, l’omnipotent directeur général de la confédération et de sa plus puissante composante, le Crédit Mutuel du Centre-Est Europe, postes qu’il cumule avec la présidence du directoire du groupe CIC. Reste à connaître l’échéance... Le départ à la retraite de l’actuel directeur général de Maine-Anjou Basse- Normandie, d’ici à deux ans, pourrait être l’occasion de franchir le pas. Quant au choix du siège – symbolique – de la future caisse Cloé – c’est déjà le nom de la SAS qui regroupe certains moyens, notamment informatiques, des trois caisses –, il reste à espérer, pour la région Centre, qu’il se portera sur Orléans. L’agglomération orléanaise a pour elle son poids démographique (260 000 habitants), celle de Laval (95 000 habitants) misant plutôt sur sa position médiane.
Deux Caisses d’Epargne en une
A la Caisse d’Epargne, les choses vont aller beaucoup plus vite. La naissance de Natixis, la banque d’investissement commune aux groupes Caisse d’Epargne et Banque Populaire, commande en effet d’accélérer le regroupement des caisses. D’ici au 1er janvier 2008, les caisses Val de France-Orléanais (VFO), qui s’étend sur le Loiret, l’Eure-et-Loir et le Cher avec un siège à Orléans, et Centre-Val de Loire (CVL), dont le territoire recouvre l’Indre-et-Loire, le Loiret- Cher et l’Indre, avec un siège à Tours, n’en formeront plus qu’une. En toute logique, le siège de cette future Caisse d’Epargne “du Centre” ne devrait pas échapper à Orléans. La capitale régionale est déjà le siège du plus important des deux établissements (124 agences d’un côté, 99 de l’autre). La présidence du comité d’orientation et de surveillance (COS) échoira probablement à Robert Romilly, président du COS de VFO; il a été renouvelé la semaine passée comme administrateur de la Fédération nationale (18 membres) et retrouvera sans nul doute son fauteuil de viceprésident en janvier. Son homologue de CVL, Jean- Paul Diacre, doit se retirer, atteint par la limite d’âge. Par compensation – et là aussi selon la logique –, la présidence du directoire reviendrait au président de CVL, Jean-François Paillissé, celui de VFO, Benoît Mercier, étant alors appelé à prendre la tête d’une autre caisse. Mais rien n’est encore arrêté, nous précise-t-on. La fusion se fera sans licenciements – c’est une promesse faite aux syndicats – les départs à la retraite des années à venir permettant d’absorber les réductions de personnel nées de la mise en commun de certaines fonctions centrales. Si le choix d’un siège orléanais se confirmait, il est vraisemblable que Tours conserverait des services à iso-effectif. “Dans le monde de la banque, il est préférable d’éviter les conflits sociaux” nous confirme notre contact.
Il n’est, en effet, un secret pour personne, au sein de la banque mutualiste, que les caisses d’Orléans (Centre), de Laval (Maine-Anjou Basse-Normandie) et de Caen (Normandie) sont destinées, tôt ou tard, à ne plus former qu’une seule caisse fédérale. Ce regroupement, qui maintiendra probablement trois fédérations pour ménager la susceptibilité des administrateurs, se fera plutôt au profit de l’une des deux premières caisses, celle de Caen étant la plus récente et la plus petite du trio. Chez nos interlocuteurs du Crédit Mutuel, on tient le pari que Jean-Pierre Babel sera, à terme, le directeur général d’une caisse unique s’étendant sur une quinzaine de départements du Centre-Ouest entre Paris et la Bretagne.
Orléans en concurrence avec Laval ?
Le nouveau directeur général du Crédit Mutuel du Centre est, en effet, plutôt “en cour” auprès des instances nationales et on le présente comme “un homme” de Michel Lucas, l’omnipotent directeur général de la confédération et de sa plus puissante composante, le Crédit Mutuel du Centre-Est Europe, postes qu’il cumule avec la présidence du directoire du groupe CIC. Reste à connaître l’échéance... Le départ à la retraite de l’actuel directeur général de Maine-Anjou Basse- Normandie, d’ici à deux ans, pourrait être l’occasion de franchir le pas. Quant au choix du siège – symbolique – de la future caisse Cloé – c’est déjà le nom de la SAS qui regroupe certains moyens, notamment informatiques, des trois caisses –, il reste à espérer, pour la région Centre, qu’il se portera sur Orléans. L’agglomération orléanaise a pour elle son poids démographique (260 000 habitants), celle de Laval (95 000 habitants) misant plutôt sur sa position médiane.
Deux Caisses d’Epargne en une
A la Caisse d’Epargne, les choses vont aller beaucoup plus vite. La naissance de Natixis, la banque d’investissement commune aux groupes Caisse d’Epargne et Banque Populaire, commande en effet d’accélérer le regroupement des caisses. D’ici au 1er janvier 2008, les caisses Val de France-Orléanais (VFO), qui s’étend sur le Loiret, l’Eure-et-Loir et le Cher avec un siège à Orléans, et Centre-Val de Loire (CVL), dont le territoire recouvre l’Indre-et-Loire, le Loiret- Cher et l’Indre, avec un siège à Tours, n’en formeront plus qu’une. En toute logique, le siège de cette future Caisse d’Epargne “du Centre” ne devrait pas échapper à Orléans. La capitale régionale est déjà le siège du plus important des deux établissements (124 agences d’un côté, 99 de l’autre). La présidence du comité d’orientation et de surveillance (COS) échoira probablement à Robert Romilly, président du COS de VFO; il a été renouvelé la semaine passée comme administrateur de la Fédération nationale (18 membres) et retrouvera sans nul doute son fauteuil de viceprésident en janvier. Son homologue de CVL, Jean- Paul Diacre, doit se retirer, atteint par la limite d’âge. Par compensation – et là aussi selon la logique –, la présidence du directoire reviendrait au président de CVL, Jean-François Paillissé, celui de VFO, Benoît Mercier, étant alors appelé à prendre la tête d’une autre caisse. Mais rien n’est encore arrêté, nous précise-t-on. La fusion se fera sans licenciements – c’est une promesse faite aux syndicats – les départs à la retraite des années à venir permettant d’absorber les réductions de personnel nées de la mise en commun de certaines fonctions centrales. Si le choix d’un siège orléanais se confirmait, il est vraisemblable que Tours conserverait des services à iso-effectif. “Dans le monde de la banque, il est préférable d’éviter les conflits sociaux” nous confirme notre contact.














