Echec sur toute la ligne pour le MoDem. Si son score du premier tour (5,08 %) lui donnait théoriquement la possibilité de fusionner, la liste conduite par Marc Fesneau est restée sur le bord de la route.
Ses 5 % étaient insuffisants pour que François Bonneau prenne le risque d’un clash avec le Front de gauche qui avait fait de la question MoDem un casus belli.
Alors, quel avenir pour la maison orange, en baisse constante depuis le pic des présidentielles de 2007 ? Barré à gauche par le jeu des alliances, coupé volontairement de la droite (« Nous ne pouvons pas nous allier à un parti dont on ne soutient pas la politique qu’il mène au plan national », déclarait Marc Fesneau cet automne), le MoDem se heurte à ce qu’il déclare vouloir combattre : le bipartisme.
Les saumons remontant toujours à la source, faisons le pari que le MoDem retrouvera, un jour ou l’autre, les chemins du centre-droit dont il est issu. Le Nouveau Centre et l’Alliance centriste de Jean Arthuis ne demandent d’ailleurs qu’à prendre langue avec lui. Reste à savoir ce que les néo-bayrouistes de gauche pensent du projet.














