En intentions de vote, Hervé Novelli serait largement devant François Bonneau

Selon le sondage réalisé entre le 25 et le 28 janvier auprès de 800 personnes par l’Ifop pour La Lettre de l’Opinion*, la liste d’union de la droite et du centre conduite par Hervé Novelli en région Centre distancerait très largement au 1er tour celle du président sortant, le socialiste François Bonneau. Un écart de 12 points (34 % d’intentions de vote pour le secrétaire d’Etat aux PME, contre 22 % à François Bonneau) qui constitue une réelle surprise après le sondage national Ifop pour Paris Match des 21 et 22 janvier, qui donnait l’UMP et le PS au coude à coude, à 27 % chacun. Avec autant d’intentions de vote, Hervé Novelli semble bénéficier de son positionnement droitier et de sa capacité à mordre sur des électorats divers. Dans le détail, en effet, il capterait 81 % des électeurs de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007, mais aussi 30 % de ceux de François Bayrou et 24 % de ceux de Jean-Marie Le Pen. Pour François Bonneau, l’enjeu sera de réduire l’écart au maximum avec son adversaire UMP au soir du 1er tour, le 14 mars prochain. Plus de 10 points à rattraper et la situation se compliquerait sérieusement pour la tête de liste socialiste. L’ordre d’arrivée à gauche ne semble plus être l’inconnu du scrutin, le PS apparaissant en mesure de distancer suffisamment les Verts d’Europe-Ecologie. Les espoirs de François Bonneau reposent, en partie, sur la capacité du Front national à se maintenir au 2e tour et à provoquer une triangulaire qui serait fatale à la droite. A l’inverse, si Hervé Novelli se stabilisait autour de 35 % au 1er tour avec un duel classique contre le représentant de la gauche au 2e tour, ses chances de victoire deviendraient réelles le 21 mars.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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