Comme nous l’évoquions à la Une de notre dernière édition, les Départements, pris à la gorge par l’explosion des dépenses sociales, tentent de boucler leurs budgets 2006 en augmentant la pression fiscale.
En Eure-et-Loir, le budget primitif qui vient d’être adopté prévoit une hausse des taxes – hors celles des bases – de 3,5 %. Les dépenses sociales représentent 56 % des charges d’exploitation et sont en augmentation de 10 % par rapport à 2004. En Loir-et- Cher, où la part de l’aide sociale dévore près de 60 % des dépenses de fonctionnement, Maurice Leroy (UDF), président de l’assemblée départementale, a sonné le tocsin : le BP 2006 est un budget de rigueur marqué par une baisse d’environ 2 % des dépenses d’administration générale et une hausse des impôts comprise entre 6 et 7 %. En Indre-et-Loire, le sujet a même provoqué un clash entre la majorité de Marc Pommereau (DVD) et l’opposition socialiste. Cette dernière a décidé de ne pas participer aux débats, prétextant découvrir le taux d’augmentation de la fiscalité (+ 9 %) “au début de la séance budgétaire”.














