« Nous n’y arrivons plus ! » : les dirigeants des entreprises d’insertion – elles sont près de 25 en région Centre à avoir obtenu cet agrément et elles emploient près de 1 100 salariés – tirent la sonnette d’alarme.
L’enveloppe forfaitaire annuelle de 9 681 € par emploi d’insertion créé, accordée par l’Etat « n’est pas suffisante pour faire face à nos missions », explique ainsi Alain Dreyer, le directeur de l’entreprise d’insertion Déclic (850 000 € de CA, 22 salariés) spécialisée à Joué-lès-Tours (37) dans l’entretien des espaces verts.
Ce dirigeant exerce aussi le mandat de vice-président de l’Union régionale des entreprises d’insertion (UREI). Ces dernières, qui ont pour tâche principale « de ramener les publics les plus exposés (chômeurs de longue durée, personnes éligibles au RSA, en réinsertion judiciaire, etc.) sur le chemin de l’emploi », doivent en effet gérer un important turn-over – les CDD proposés aux salariés sont de 27 mois maximum –, mettre en place « un accompagnement et une formation personnalisée », souligne Alain Dreyer et, naturellement, amortir le choc d’une moindre productivité de ces emplois rémunérés au SMIC.
Ainsi, constatant que ce montant forfaitaire n’a pas augmenté depuis dix ans – et que, dans le même temps, le SMIC a augmenté de 40 % –, le Centre national des entreprises d’insertion (CNEI), la Fédération d’un secteur qui représente en France près de 600 entreprises (35 000 emplois) demande à ce que ce montant passe à 12 500€, soit + 28 %.














