Selon les premiers éléments livrés par le cabinet d’Alain Marleix, secrétaire d’Etat aux Collectivités locales, le “remodelage” des circonscriptions électorales législatives – qui ne
sera pas finalisé avant l’été 2009 – pourrait conduire à la disparition d’un siège pour chacun des départements de l’Indre et du Cher. La question hante déjà le sommeil de certains sortants qui craignent pour leur mandat. Dans l’Indre, rappelons que la 1ère circonscription est détenue par le socialiste Michel Sapin ; un autre socialiste, Jean-Paul Chanteguet, tient la 3e, tandis que l’UMP Nicolas Forissier est élu de la 2e. Dans le Cher, les UMP Yves Fromion et Louis Cosyns sont élus sur la 1ère et la 3e, tandis que le communiste Jean-Claude Sandrier a repris l’an passé la 2e (Bourges I, Vierzon I et II). Une commission, forcément “indépendante”, devrait statuer en tenant compte des évolutions démographiques intervenues depuis 25 ans : l’idée est à la fois de tenir compte du critère démographique (un député pour au moins 120 000 habitants), de ne pas imposer à l’élu de trop longs déplacements et de ne pas compromettre la tradition républicaine qui veut qu’un département compte au moins deux députés, y compris les moins peuplés d’entre eux. A gauche, on souligne que les “suppressions à l’étude” touchent comme par hasard un ensemble géographique – le Berry — où la gauche tient autant de sièges que l’UMP. Dans le Loiret, la question de la création d’une 6e circonscription a déjà été tranchée par la négative, Alain Marleix souhaitant figer la situation actuelle en dépit de la forte progression démographique de ce département.














