Les services à la personne sauvent la mise de l’emploi


L’enquête sur les besoins en main d’œuvre (BMO) de Pôle Emploi ne sera pas l’hirondelle qui fait le printemps. Les 13 295 employeurs régionaux (23,8 % de ceux relevant du régime de l’assurance chômage) qui ont bien voulu répondre en fin d’année dernière au questionnaire, recruteront avec parcimonie jusqu’à la fin de l’année. On s’en doutait. On en est désormais certain.
Les intentions d’embauche exprimées sont en recul de 30,2 % par rapport à 2008 (27 136 contre 38 868 un an plus tôt). C’est le secteur de la construction qui se montre le plus timide (- 56,6 %), devant l’industrie manufacturière (- 40,2 %).
Les services, quoiqu’en fort en recul, tiennent un peu mieux (- 21,1 %), grâce en particulier à la demande soutenue de main d’œuvre dans les secteurs de la santé, de l’action sociale et de la restauration et l’hôtellerie (7 700 intentions d’embauche, soit plus du quart du total, tous secteurs confondus). Les aides à domicile (1 794 projets d’embauche), les employés de l’hôtellerie (1 626) et les animateurs socioculturels et de loisirs (1 612) sont les métiers les plus recherchés : ils sont aussi, surtout pour la première et la troisième catégories, jugés les plus difficiles à pourvoir.
On demande beaucoup d’agents d’entretien, d’employés de libre-service, d’aides-soignants et d’employés de manutention. Fort intérêt également pour des profils commerciaux, qu’ils soient VRP ou cadres, et pour des compétences informatiques. Les recrutements de ces derniers sont toutefois considérés comme « difficiles », tout comme les recrutements d’employés du bâtiment (maçons, plâtriers et autres employés du gros œuvre). On voit que la crise n’a guère solutionné la problématique des fameux « métiers sous tension ».

 









Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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