Les services à la personne sauvent la mise de l’emploi


24-4-09 - L’enquête sur les besoins en main d’œuvre (BMO) de Pôle Emploi ne sera pas l’hirondelle qui fait le printemps. Les 13 295 employeurs régionaux (23,8 % de ceux relevant du régime de l’assurance chômage) qui ont bien voulu répondre en fin d’année dernière au questionnaire, recruteront avec parcimonie jusqu’à la fin de l’année. On s’en doutait. On en est désormais certain.
Les intentions d’embauche exprimées sont en recul de 30,2 % par rapport à 2008 (27 136 contre 38 868 un an plus tôt). C’est le secteur de la construction qui se montre le plus timide (- 56,6 %), devant l’industrie manufacturière (- 40,2 %).
Les services, quoiqu’en fort en recul, tiennent un peu mieux (- 21,1 %), grâce en particulier à la demande soutenue de main d’œuvre dans les secteurs de la santé, de l’action sociale et de la restauration et l’hôtellerie (7 700 intentions d’embauche, soit plus du quart du total, tous secteurs confondus). Les aides à domicile (1 794 projets d’embauche), les employés de l’hôtellerie (1 626) et les animateurs socioculturels et de loisirs (1 612) sont les métiers les plus recherchés : ils sont aussi, surtout pour la première et la troisième catégories, jugés les plus difficiles à pourvoir.
On demande beaucoup d’agents d’entretien, d’employés de libre-service, d’aides-soignants et d’employés de manutention. Fort intérêt également pour des profils commerciaux, qu’ils soient VRP ou cadres, et pour des compétences informatiques. Les recrutements de ces derniers sont toutefois considérés comme « difficiles », tout comme les recrutements d’employés du bâtiment (maçons, plâtriers et autres employés du gros œuvre). On voit que la crise n’a guère solutionné la problématique des fameux « métiers sous tension ».

 


Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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