Dreux accumule les implantations d’entreprises



15-6-09 - Les séismes successifs qui ont porté un sérieux coup au tissu industriel drouais n’ont pas entamé la détermination des élus ; ils se sont lancés dans une prospection active d’entreprises, marquée par plusieurs succès récents qui en appellent d’autres.
Phone Marketing, représenté ci-dessus par son président Marc Gladysz (à gauche) et son directeur du développement Axel Ducros (à droite au premier plan), a ouvert la semaine passée un centre d’appel de 3 000 m2 dans l’enceinte de l’usine de téléviseurs Philips EGP, à Dreux : une vingtaine de salariés ont déjà été embauchés et ils devraient être 150 courant septembre et 350 à terme.
Sur le même site Philips EGP, Cordon Electronics a ouvert l’an passé sur 13 000 m2 un centre de maintenance d’appareils électroniques. Le groupe créé il y a une vingtaine d’années en Bretagne par Serge Cordon – et qui emploie aujourd’hui un millier de salariés en France – respecte parfaitement son tableau de marche. « Nous employons à Dreux 125 collaborateurs et, à la fin de l’année, nous aurons probablement 150, voire 160 salariés en CDI » nous indique le pdg.
A Vernouillet, au sud de l’agglomération drouaise, le spécialiste de la vente de literie à distance Matelsom (16 M€ de CA, environ 60 salariés, entre 30 000 et 40 000 matelas vendus par an) prend progressivement possession de sa plate-forme logistique neuve de 6 000 m2. « L’activité va démarrer avec une quinzaine de salariés, dont la moitié recrutés sur place » explique Emery Jacquillat, le président fondateur de la société qui ajoute : « Nous devrions être 30 à la fin de l’année et le double à la fin de l’année 2010 ». Mais la reprise, au mois de février dernier, de la marque et d’une partie de l’activité de la Camif pourrait précipiter le doublement des capacités de stockage que la direction de Matelsom n’envisageait pas d’engager avant deux à trois ans. Un vrai succès pour le Drouais.

 


Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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