Orléans TV attend son sauveur


Placée en redressement judiciaire depuis le 10 novembre dernier après plusieurs jours de mouvements sociaux, comme on peut le constater ci-dessus, Orléans TV attend le secours d’un repreneur. Le 12, nous annoncions en exclusivité l’intérêt porté par le groupe Bernard Krief, information qui nous a été confirmée par le directeur général de la plate-forme technologique du groupe, Concord Télécom, qui contrôle déjà la chaîne francilienne Cap 24. Le nom d’un second candidat, l’opérateur Télévista, est également régulièrement cité. Son président n’est autre que Philippe Gildas, l’ancien journaliste et animateur de Canal +.
Pour autant, le providentiel repreneur de la télévision locale orléanaise aura du fil à retordre. La chaîne, abandonnée peu après sa naissance par Hersant Média, n’a jamais réussi à valider son modèle économique, comme en témoignent les 3 M€ de pertes cumulées en moins de trois ans d’existence : le CA était de 293 000 € en 2008, pour une perte d’exploitation de… 1,4 M€. Les chaînes locales du groupe Ouest France ne font pas mieux : Nantes 7, qui a déposé le bilan cet été, est dans l’attente d’un hypothétique repreneur et Angers 7 (900 000 € de CA attendus en 2009, mais 800 000 € de pertes) est au bord de la cessation de paiement.
Dans ce contexte délétère, les dirigeants de TV Tours conservent une relative sérénité. « A l’inverse d’Orléans TV, nous n’avons pas pris le parti de tailler dans nos coûts de production, qui se maintiennent à 1,9 M€ par an, explique la directrice Maguelone Hédon. Ce qui nous a permis de maintenir la qualité de notre programmation et d’attirer les téléspectateurs et les annonceurs ». Lancée en mars 2006, la chaîne tourangelle devrait réaliser cette année un CA de 900 000 € (807 000 € en 2008) avec un montant de pertes à peine supérieur. En dépit d’un CA prévisionnel, très optimiste, de 1,4 M€ en 2010, le compte d’exploitation sera toujours dans le rouge. Mais l’équilibre a été promis aux actionnaires pour 2012.

 









Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET