Orléans TV attend son sauveur


19-11-09 - Placée en redressement judiciaire depuis le 10 novembre dernier après plusieurs jours de mouvements sociaux, comme on peut le constater ci-dessus, Orléans TV attend le secours d’un repreneur. Le 12, nous annoncions en exclusivité l’intérêt porté par le groupe Bernard Krief, information qui nous a été confirmée par le directeur général de la plate-forme technologique du groupe, Concord Télécom, qui contrôle déjà la chaîne francilienne Cap 24. Le nom d’un second candidat, l’opérateur Télévista, est également régulièrement cité. Son président n’est autre que Philippe Gildas, l’ancien journaliste et animateur de Canal +.
Pour autant, le providentiel repreneur de la télévision locale orléanaise aura du fil à retordre. La chaîne, abandonnée peu après sa naissance par Hersant Média, n’a jamais réussi à valider son modèle économique, comme en témoignent les 3 M€ de pertes cumulées en moins de trois ans d’existence : le CA était de 293 000 € en 2008, pour une perte d’exploitation de… 1,4 M€. Les chaînes locales du groupe Ouest France ne font pas mieux : Nantes 7, qui a déposé le bilan cet été, est dans l’attente d’un hypothétique repreneur et Angers 7 (900 000 € de CA attendus en 2009, mais 800 000 € de pertes) est au bord de la cessation de paiement.
Dans ce contexte délétère, les dirigeants de TV Tours conservent une relative sérénité. « A l’inverse d’Orléans TV, nous n’avons pas pris le parti de tailler dans nos coûts de production, qui se maintiennent à 1,9 M€ par an, explique la directrice Maguelone Hédon. Ce qui nous a permis de maintenir la qualité de notre programmation et d’attirer les téléspectateurs et les annonceurs ». Lancée en mars 2006, la chaîne tourangelle devrait réaliser cette année un CA de 900 000 € (807 000 € en 2008) avec un montant de pertes à peine supérieur. En dépit d’un CA prévisionnel, très optimiste, de 1,4 M€ en 2010, le compte d’exploitation sera toujours dans le rouge. Mais l’équilibre a été promis aux actionnaires pour 2012.

 


Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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