La région Centre prend le virage du green business


21-12-09 - Le green business prend de l’ampleur en région Centre. Le groupe GDF Suez vient de mettre à l’étude le projet d’installation d’une plate-forme photovoltaïque à Châteaudun (28) sur la friche de 76 ha de l’Etamat (Etablissement de stockage de munitions de l’armée de terre). Le programme occuperait 25 ha et devrait représenter une production annuelle de 10 GW, soit la consommation annuelle de 3 500 foyers.  La CC du Dunois nous indiquait récemment avoir pris langue avec l’énergéticien et se déclarait prête à accompagner ce projet qui va requérir la dépollution du site, tâche qui sera, à priori, financée par l’armée.
L’Eure-et-Loir – qui compte déjà l’un des plus importants parcs français d’éoliennes – est décidément aux premières loges de ce nouveau marché, poussé par les collectivités locales. Albéric de Montgolfier, le président UMP du Conseil général, vient ainsi d’annoncer son intention de faire du département le premier producteur français d’énergie électrique photovoltaïque. Le sénateur d’Eure-et-Loir a dévoilé son intention lors de la présentation du projet de méga-parc photovoltaïque (puissance envisagée de 80 MWc) qui doit être déployé sur l’ex-base militaire de Crucey-Villages (250 ha), près de Brézolles. Le parc de Crucey représenterait à lui seul l’équivalent de la puissance installée sur le territoire métropolitain.
Par ailleurs, l’Orléanais Vergnet, le seul assemblier français d’éoliennes, annonce qu’il va produire et livrer au cours des 16 prochains mois la première tranche (30 machines) d’un contrat de 120 éoliennes (210 M€) signé l’an dernier avec l’Ethiopie. Cette commande va conduire l’entreprise (120 salariés à Ormes) à embaucher plusieurs dizaines de salariés d’ici à la fin 2010.

 


Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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