Mélodie en sous-sol pour la présidence de la Métropole de Tours
le 06 juillet 2020 à 09h38
Après l’installation de l’écologiste Emmanuel Denis dans le fauteuil de
maire de Tours, une sourde lutte d’influence a animé tout au long du
week-end les états-majors politiques tourangeaux dans la perspective de
l’élection du président de la Métropole, le 17 juillet à bulletins secrets. Il
faudra composer avec un conseil métropolitain qui, au sortir du second tour du
scrutin municipal, ne présente pas de majorité franche.
Si la gauche peut compter sur 41 sièges, la droite et le centre, qui profitent
de la défaite des communistes à St-Pierre-des-Corps, s’appuient sur 38, voire
39 élus. Les 7 ou 8 autres conseillers sans étiquette, le plus souvent
représentants de petites communes aux convictions moins tranchées, sont donc
très courtisés dans la perspective de la constitution d’une majorité qui
s’établit à 44 sièges.
Comme l’observe Emmanuel Denis, le mandat qui s’ouvre à la Métropole « sera
nécessairement celui de la cogestion ». Il faut donc trouver une
personnalité capable de négocier au trébuchet les compromis qui permettront à
la collectivité d’avancer. « Pour autant, poursuit le nouveau maire
de Tours, il serait incompréhensible que cette personnalité n’appartienne
pas à la majorité qui a emporté la ville centre ».
L’ex-député (2007-2017) de la 1ère circonscription
d’Indre-et-Loire, le socialiste Jean-Patrick Gille – qui a beaucoup œuvré pour
la dynamique unitaire victorieuse – semblait taillé pour le job. Mais ses « amis »
politiques le trouvent désormais trop « clivant », et semblent
lui préférer à l’heure où nous écrivons ces lignes le maire de La Riche
Wilfried Schwartz, un ancien socialiste qui « a pourtant parfois du mal
à modérer certaines raideurs idéologiques, voire une certaine raideur générale
», selon l’un de ses adversaires.
Un autre ancien socialiste, le maire de
Chambray-lès-Tours Christian Gatard, était aussi présenté comme un candidat
sérieux. Mais son départ du PS en 2017, « après des dissensions »,
ne lui valent pas que des amitiés dans son ancienne famille politique. « Finalement,
le meilleur candidat de droite, ce serait Gatard », grince un cacique
du PS local. Les écologistes, pour leur part, poussent la candidature d’un
ancien conseiller général vert de Tours-Est, Christophe Boulanger, « qui
présente justement l’inconvénient d’être un élu de la ville centre »,
estime ce conseiller communautaire.
A droite, Philippe Briand (LR), l’actuel président – et initiateur - de la
Métropole, dont on connaît les qualités dans le jeu serré, semblait en capacité
de prendre l’ascendant sur un conseil communautaire dont il connaît tous les
ressorts. Mais le maire de St-Cyr-sur-Loire affirme urbi et orbi qu’il
n’ira pas, tout en essayant de convaincre les indécis de rejoindre une majorité
de centre-droit. Pour la présidence, il testerait la candidature de deux fidèles : Frédéric
Augis, le maire de Joué-lès-Tours, et Cédric de Oliveira, celui de Fondettes. « Deux
leurres qui vont lui permettre d’apparaître au moment ultime comme le seul
recours », estime cet élu de gauche tourangeau.
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