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Petits arrangements entre amis tourangeaux

le 18 juillet 2020 à 19h23

Pathos dégoulinant, hommage appuyé aux pères fondateurs et consensus mou à la tourangelle : tous les ingrédients du théâtre de boulevard politique étaient réunis, hier au soir, lors de la première séance du conseil métropolitain tourangeau. Sans surprise, le socialiste défroqué Wilfried Schwartz, réélu maire de La Riche le 15 mars avec près de 77 % des voix, a été plébiscité à la présidence de la Métropole avec un score de dictateur sud-américain : 87 % des suffrages exprimés se sont portés sur lui, grâce à un petit arrangement préalable entre amis de droite, de gauche et du centre.
Seule discordance, celle apportée par le nouveau maire de St-Pierre-des-Corps, Emmanuel François, qui a présenté contre toute attente sa candidature, obtenant tout de même les voix de 11 des 87 conseillers métropolitains. Cet électron libre a payé son audace : l’une des vice-présidences, qui lui était promise, lui a été retirée séance tenante pour échoir à Maria Lépine, maire du village de Villandry (1 100 habitants).
La première vice-présidence est revenue à l’adjointe à l’urbanisme du maire de Tours, Cathy Savourey. Tout juste descendu de son trône présidentiel, Philippe Briand a obtenu une deuxième vice-présidence taillée pour lui, puisqu’il sera en charge des relations institutionnelles et du rayonnement international. Toujours incollable sur l’œuvre de Louis de Funès, mais moins à son aise sur le reste, Philippe Briand était tellement ému lors du passage de témoin au nouveau président qu’il a attribué à Voltaire les vers de Joachim du Bellay (« Heureux qui comme Ulysse…). Ce n’était pas pire que les digressions de l’ancien questeur de l’Assemblée nationale sur le stylo de Bill Clinton…
Ont suivi les élections, sans coup férir, des dix-huit autres vice-président.e.s désigné.e.s par le nouveau patron de la métropole à l’issue du Yalta négocié en coulisse par les deux camps. On a juste frôlé l’incident de séance lors de l’élection du dix-septième de la liste, le socialiste Jean-Patrick Gille, qui a échappé de peu à un infâmant ballotage en n’obtenant que 41 des 72 suffrages exprimés. L’ancien député d’Indre-et-Loire (2007-2017) et premier adjoint de Jean Germain à la mairie de Tours (1995-2008) aura décidément bu le calice jusqu’à la lie : trop old fashion pour la jeunesse triomphante qui a pris le pouvoir le 28 juin, il est à la fois relégué au fond de la classe métropolitaine et absent de la liste des adjoints du nouveau maire de Tours.
Une des dernières délibérations, largement votée par l’assemblée (67 voix pour, 13 contre et 7 abstentions), a consisté à augmenter substantiellement les indemnités des élus. Seuls Thibault Coulon, pour la droite, et l’écologiste Didier Vallée se sont émus de cet empressement à s’autogratifier juste après s’être si complaisamment autocongratulés.

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