Cité absente
le 24 octobre 2025 à 11h29
Le
Réseau des Cités de la Gastronomie, auquel Tours appartient depuis 2013 au même
titre que trois autres villes françaises, suscite encore des rancœurs chez les
Tourangeaux qui déplorent que les réalisations du prestigieux label soient
aussi faibles. Elles se limitent aujourd’hui à la Villa Rabelais, une antenne
universitaire à l’intitulé indigeste « d’Institut européen d’histoire
et des cultures de l’alimentation », tandis que le projet de
réaménagement de l’étage des Halles de Tours semble au point mort.
Faut-il s’en plaindre ? Lyon a connu beaucoup de déboires avant de
proposer aux visiteurs une version light de sa cité installée dans
l’Hôtel-Dieu (investissement de 10 M€), Dijon peine à trouver l’équilibre de sa
cité de la gastronomie et du vin qui a pris place dans l’ancien hôpital général
(investissement de 30 M€) et Paris-Rungis a encore repoussé – à 2027,
voire au-delà – l’ouverture de la sienne, budgétée à 65 M€. En ne faisant
rien, ou presque, Tours a finalement économisé beaucoup d’argent.
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