Le POCL va-t-il faire un flop ?
le 06 décembre 2011 à 17h00
Le projet de liaison TGV de Paris à Lyon, via Orléans et Clermont-Ferrand (POCL), est entré en octobre 2011 dans la zone de tous les dangers : celle du débat public. A l’issue de ce round intense de discussions, il reviendra fin janvier 2012 à la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) de relever tous les avis qui se seront manifestés et d’en faire la synthèse. « La commission n’a pas à se prononcer, indique Thomas Allary, le directeur du projet POCL chez Réseau Ferré de France (RFF). Dans le cadre de son mandat, elle doit simplement produire un bilan des opinions, qui devrait être rendu public à la fin mars 2012. » Ensuite, ce sera au maître d’ouvrage, RFF en l’occurrence, de rendre un avis – sans doute en juin – sur la faisabilité économique et politique d’un programme qui, selon les différents scénarios à l’étude, représenterait une dépense de 12,2 à 14 Md€. Car les supporters du POCL n’ont pas gagné la partie. Il y a fort à parier que le maître d’ouvrage ne s’engagera pas sans avoir constaté un consensus minimum sur l’un des quatre scénarios proposés à la concertation et qui déjà génèrent une très forte mobilisation comme l’illustre notre enquête à paraître dans la prochaine édition de notre magazine. Lors de la présentation du bilan d’étape qui était organisée mardi 6 décembre, les rapporteurs du débat public POCL ont indiqué que 700 contributions avaient été collectées à mi-parcours… contre 660 pour l’ensemble de la procédure relative au Grand Paris. « A priori, il n’y aucune obligation légale à ce que les études post-débat public se focalisent sur un tracé unique à l’exclusion des trois autres. Pour autant, ce serait préférable » estime une source proche de ce dossier. En cas de désaccord, « un autre scénario de rechange pourrait cependant être proposé ». Les dirigeants de RFF rappellent au passage que, comme le prévoit la législation, la participation financière spécifique de Réseau Ferré de France sera corrélée à l’augmentation de recette induite par le tracé. « La règle du 1 € investi pour 1 € de recette supplémentaire sera celle qui fixera le montant de notre engagement financier sur ce projet », prévient Thomas Allary. Et plus les concours de RFF seront réduits, plus les collectivités devront évidemment puiser dans leurs escarcelles.
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