EverEver veut les machines de Brandt St-Ouen, mais pas l’usine
le 02 février 2026 à 19h18
Et si les offres d’Orléans Métropole et du dernier candidat en lice pour Brandt, EverEver, étaient finalement complémentaires ? Alors que la collectivité annonçait, en fin de semaine, se porter candidate au rachat des quatre marques du groupe (Brandt, Sauter, De Dietrich et Vedette) et des brevets qui leur sont attachés pour éviter « qu’ils passent sous contrôle étranger », Martin Hacpille (ci-dessus), fondateur de la startup EverEver, ne semblait vouloir récupérer cet après-midi, après la visite de l’usine vendômoise, que l’outillage de production et une partie du savoir-faire. Des emplois seront proposés aux anciens de Brandt, licenciés après la liquidation judiciaire du 11 décembre. La première année, l’effectif ne dépasserait pas une trentaine de personnes, dédiées à la fabrication de plaques de cuisson. À terme, fin 2029, l’unité pourrait employer 150 personnes pour sortir de ses lignes une gamme plus large de produits de cuisson.
À contrario, les marques, auxquelles tient tant Orléans Métropole, n’apparaissent pas comme indispensables au modèle d’affaires d’EverEver. Martin Hacpille a reconnu que ce sont « quatre belles marques qui font rêver, mais ce qui m’intéresse encore plus, c’est l’outil et les compétences », avant d’enfoncer le clou : « Ce ne sont pas les marques qui vont fabriquer les plaques de cuisson, ce sont les compétences. »
Pas question non plus de reprendre le site surdimensionné de St-Ouen (36 000 m2 bâtis sur une emprise de près de 7 ha). L’entrepreneur envisage plutôt de s’installer dans les environs de Vendôme, « pour rester à côté des talents », au prix de « quelques centaines de milliers d’euros d’investissement ». Il compte aussi faire appel « à des banques et à des investisseurs particuliers qui peuvent participer à cette aventure de la réindustrialisation en allant sur la campagne participative d’EverEver ». À ce jour, celle-ci a récolté un peu plus de 1 M€, mais son montant était initialement plutôt destiné à industrialiser le lave-vaisselle « Albert », dont la fabrication démarrera « courant 2026 » à Arradon, près de Vannes (56). Les sommes annoncées semblent bien faibles pour lancer ou relancer deux usines la même année. Et de nombreuses autres offres auraient été déposées : on parle même de trente-cinq. Le juge-commissaire de Nanterre appréciera.
Affaires publiques
Saoul ton balcon
Le député et ancien maire PCF de Vierzon Nicolas Sansu…
Réélue
Stéphanie Rist (Renaissance) a été réélue députée de…
Posture et imposture
S’il a rendu sa carte de membre des Républicains, qui…
À bride abattue
Au Canard Enchaîné,…
Cité absente
Le Réseau des Cités de la Gastronomie, auquel Tours…