Orléans Métropole s'invite dans le dossier de reprise de Brandt
le 30 janvier 2026 à 20h42
Dans le dossier Brandt, il ne faut s’étonner de rien. Jeudi 29 janvier, quelques minutes avant la clôture de l’appel d’offres lancé par le TAE de Nanterre pour la reprise des actifs du fabricant d’électroménager, Orléans Métropole a déposé une offre de rachat de ses quatre marques : Brandt, Vedette, De Dietrich et Sauter. L’objectif poursuivi serait de préserver ces marques françaises emblématiques et d’éviter qu’elles passent sous contrôle étranger. La collectivité présidée par le maire d’Orléans Serge Grouard a proposé au juge-commissaire de verser en contrepartie la somme de 300 000 €, avec une capacité de monter les enchères jusqu’à 2 ou 3 M€ selon les propositions retenues.
L’opération deviendrait toutefois caduque, rapporte un élu d’Orléans Métropole, en cas de reprise de Brandt par un investisseur français porteur d’un projet industriel pour le site de St-Jean-de-la-Ruelle. Comment interpréter cette dernière péripétie qui risque fort de couper l’herbe sous le pied de la startup EverEver, désireuse de racheter les quatre marques mais en ne conservant que le site de St-Ouen, près de Vendôme ? Quant à l’autre candidat, Metavisio, l’enthousiasme qui a accompagné l’annonce de son projet, la veille de Noël, est bien vite retombé. La société est en difficulté et ses montages financiers, notamment avec le fonds Alpha Blue Ocean, un family-office français basé à Dubaï et aux Bahamas, inquiètent nombre d’observateurs ; le recours aux obligations convertibles en actions avec bons de souscription d'actions (Ocabsa), fortement dilutives, a fait dévisser le cours de l’action Metavisio qui cotait ce soir à peine plus d’un tiers de centime… soit 1 700 fois moins qu’au jour de son introduction sur Euronext, en juillet 2022, avec une capitalisation boursière divisée dans le même temps par quatorze ! De petits porteurs floués se sont rassemblés pour déposer une plainte au pénal contre la société qui a annoncé cet été mettre un terme à son contrat de financement en Ocabsa. Mais l'AMF a Metavisio et quelques autres dans le viseur.
On apprend enfin que Martin Hacpille, fondateur d’EverEver, sera lundi sur le site vendômois pour rencontrer les salariés. Alain Leroy, un ancien cadre dirigeant du groupe Seb, participera aussi à la visite. On en saura vraisemblablement un peu plus sur le projet de reprise déposé par la startup et surtout sur les moyens financiers dont elle dispose.
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